AWIEF : quand les femmes entrepreneures africaines se donnent rendez-vous
Une femme entrepreneure africaine, à l’image des participantes de l’AWIEF. Photo : Unsplash.
Depuis sa création en 2016, l’AWIEF — African Women Innovation and Entrepreneurship Forum — s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous consacrés à l’entrepreneuriat féminin sur le continent africain, réunissant chaque année plusieurs centaines de participantes venues de toute l’Afrique.
Un forum pensé pour et par les femmes entrepreneures africaines
L’AWIEF est né d’un constat simple : malgré une dynamique entrepreneuriale féminine particulièrement forte en Afrique — le continent affiche l’un des taux d’entrepreneuriat féminin les plus élevés au monde — les femmes chefs d’entreprise continuent de rencontrer des obstacles disproportionnés dans l’accès au financement, aux réseaux professionnels et aux marchés export. Le forum a été conçu pour répondre directement à ces obstacles, en réunissant sur un même espace investisseurs, institutions financières, décideurs publics et entrepreneures.
Financement, réseautage et visibilité
Concours de pitch, sessions de mentorat, rencontres avec des investisseurs et des institutions de financement du développement : le programme de l’AWIEF combine plusieurs leviers pour permettre aux entrepreneures présentes de faire progresser concrètement leur projet, bien au-delà d’un simple événement de networking. La visibilité offerte par le forum permet également à certaines lauréates de concours organisés en marge de l’événement d’accéder à des financements ou des partenariats qui resteraient autrement hors de portée.
Un écho particulier pour l’Afrique de l’Ouest
L’Afrique de l’Ouest, où l’entrepreneuriat féminin informel occupe une place économique considérable, notamment dans le commerce et l’agroalimentaire, est particulièrement concernée par les problématiques mises en avant lors de ce forum. C’est un sujet que la Fondation Tano Kora suit avec attention, dans la mesure où l’autonomisation économique des femmes rejoint directement ses propres priorités en matière d’éducation et de formation de la jeunesse ouest-africaine.