Propriété intellectuelle : l’OAPI accompagne les entrepreneures africaines
Une réunion de femmes entrepreneures africaines. Photo : Unsplash.
Créée par l’Accord de Bangui en 1977, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle — l’OAPI — regroupe aujourd’hui dix-sept États membres, majoritairement francophones et principalement situés en Afrique de l’Ouest et centrale, dont la Côte d’Ivoire. Son siège se trouve à Yaoundé, au Cameroun.
Une organisation née de l’Accord de Bangui
L’OAPI a été conçue comme un outil de mutualisation : plutôt que chaque pays membre développe et finance son propre office national de la propriété intellectuelle, l’organisation centralise l’enregistrement des brevets, marques, dessins et modèles industriels pour l’ensemble de ses États membres, avec un effet juridique unique valable sur tout le territoire de l’organisation. Ce système simplifie considérablement les démarches pour les entrepreneurs et créateurs de la région, qui n’ont besoin de déposer leur titre qu’une seule fois pour être protégés dans l’ensemble des pays membres.
Protéger les innovations et les savoir-faire locaux
Au-delà de son rôle d’enregistrement, l’OAPI mène un travail de sensibilisation auprès des entrepreneurs, des artisans et des porteurs de projets, souvent peu familiers avec les mécanismes de protection de la propriété intellectuelle. Marques locales, recettes et procédés artisanaux, créations textiles ou cosmétiques traditionnelles : nombre de savoir-faire ouest-africains gagneraient à être mieux protégés juridiquement pour éviter qu’ils ne soient exploités sans retombées pour leurs créateurs d’origine.
Un enjeu clé pour les entrepreneures africaines
Ce travail de sensibilisation touche tout particulièrement les entrepreneures africaines, souvent actives dans des secteurs — cosmétique, mode, agroalimentaire — où la protection d’une marque ou d’un procédé peut faire toute la différence dans la capacité à se développer durablement. Un enjeu qui rejoint les priorités de la Fondation Tano Kora en matière d’accompagnement des jeunes talents et entrepreneurs de la région, pour qui la maîtrise de ces outils juridiques reste encore trop souvent un point faible.