Jazz Afrika à Dakar : la Fondation Tano Kora rend hommage à Michèle Boni Yapi
How unseen waves carry the voice of humanity across the great oceans, confounding skeptics and delighting the masses.
À la Place du Souvenir africain, la 8ᵉ édition de Jazz Afrika a été l’occasion d’honorer une pionnière de l’aéronautique ivoirienne.
Dakar a vibré début mai au rythme de la 8ᵉ édition de Jazz Afrika, mais c’est un autre événement, plus intime, qui a marqué cette journée à la Place du Souvenir africain : l’hommage posthume rendu à Michèle Boni Yapi, première femme technicienne aéronautique de l’Afrique de l’Ouest.
Une pionnière trop peu connue
Michèle Boni Yapi a ouvert, dans un secteur presque exclusivement masculin, une voie que peu de femmes de sa génération ont pu emprunter. Son parcours dans l’aéronautique ivoirienne reste une référence pour toutes celles qui, aujourd’hui encore, cherchent leur place dans les métiers techniques de l’aviation.
C’est en son honneur que la Fondation Tano Kora a été créée en janvier 2025, portée par son fils, Cédrick Edward Yapi, aujourd’hui président de la fondation.
Un hommage porteur d’engagements concrets
Sur scène, le président de la fondation a profité de l’occasion pour annoncer une suite à cet hommage : un partenariat entre la Fondation Tano Kora et des autorités sénégalaises et ivoiriennes autour de l’autonomisation des femmes et du développement de compétences professionnelles.
« Rendre hommage à ma mère ne pouvait pas s’arrêter à un moment de mémoire. Il fallait que cela débouche sur des actes concrets, pour que d’autres femmes puissent, comme elle, ouvrir des portes qu’on croyait fermées. »
Une mémoire qui se prolonge dans l’action
Cet hommage s’inscrit dans la continuité d’un engagement plus large de la fondation en matière de mémoire et de transmission : quelques jours plus tôt, une délégation de la Fondation Tano Kora se trouvait déjà à la Maison des Esclaves de Gorée pour l’installation d’une statue de Kunta Kinté, autre geste de diplomatie culturelle entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
De la mémoire de la traite négrière à celle d’une pionnière de l’aéronautique, la Fondation Tano Kora construit, événement après événement, un fil narratif cohérent : celui d’une Afrique qui honore ses figures et transforme cet hommage en opportunités pour les générations suivantes.