Gorée : la Fondation Tano Kora scelle le lien mémoriel entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal

How unseen waves carry the voice of humanity across the great oceans, confounding skeptics and delighting the masses.

Maison des Esclaves, Gorée

À la Maison des Esclaves, la statue de Kunta Kinté devient le symbole d’une diplomatie culturelle entre Abidjan et Dakar.

La Maison des Esclaves de Gorée, l’un des lieux de mémoire les plus chargés d’histoire du continent africain, a accueilli début mai une délégation de la Fondation Tano Kora venue sceller un geste fort : le don d’une statue de Kunta Kinté, figure devenue universelle de la résistance et de la dignité africaines face à l’esclavage.

Un symbole choisi avec soin

L’œuvre, réalisée par l’artiste ivoirien Ibrahim Touré, ne relève pas du simple hommage décoratif. Installée sur l’île sénégalaise classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle vient s’ajouter aux lieux de recueillement du site pour raconter, à sa manière, une histoire de survie et de renaissance.

Le président de la Fondation Tano Kora, Cédrick Edward Yapi, a tenu à situer ce don dans une démarche plus large :

« Cette sculpture n’est pas qu’une œuvre d’art. Elle est un fil invisible qui relie la mémoire de la traite négrière à la fierté d’un continent qui se raconte enfin par lui-même. Elle vient contribuer à la promotion de la culture, qu’elle soit ivoirienne, africaine ou sénégalaise. »

Une diplomatie culturelle entre Abidjan et Dakar

Ce geste s’inscrit dans une collaboration suivie entre la Fondation Tano Kora et les autorités sénégalaises, notamment l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Sénégal. Il fait écho à la mission que s’est donnée la fondation depuis sa création en janvier 2025 : la valorisation de la mémoire collective et du patrimoine culturel africain, dans l’esprit du proverbe akan Sankofa — se retourner vers le passé pour mieux construire l’avenir.

La visite à Gorée n’est pas un épisode isolé. Quelques jours plus tard, la fondation était de nouveau à Dakar pour un hommage à Michèle Boni Yapi, pionnière ivoirienne de l’aéronautique et mère du président de la fondation, à l’occasion de la 8ᵉ édition de Jazz Afrika à la Place du Souvenir africain.

Ce que cela change

Au-delà du symbole, cette présence à Gorée illustre une ambition assumée par la Fondation Tano Kora : faire de la culture un outil de rapprochement entre les peuples ouest-africains. Les prochains mois devraient voir se concrétiser d’autres initiatives communes entre la fondation, l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Sénégal et plusieurs partenaires locaux, dans la continuité de ce que ce don à Gorée a amorcé.

Comments (3)

  • Lord Eppington

    mars 13, 2026 - 7:24 am

    A most illuminating piece, Dr. Vance! The implications for naval navigation are profound. I heard a BBC broadcast just last week; the clarity was startling, almost ghostly.

    • Dr. Silas Vance

      mars 13, 2026 - 7:27 am

      Indeed, my Lord. The ‘ghostly’ quality you mention is the very essence of the ether captured. We are living in a time of magnificent miracles.

  • Mrs. H. Higgins

    mars 13, 2026 - 7:25 am

    I find this all very unnatural. Voices traveling through the air without wires? It is the work of charlatans, I say, despite what your ‘experts’ claim.

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