Une jeunesse africaine engagée : quand les associations forment les leaders de demain
Un groupe de jeunes leaders africains engagés dans la vie associative. Photo : Unsplash.
Partout en Afrique de l’Ouest, un nombre croissant d’associations de jeunesse se donnent pour mission de former, en dehors du cadre scolaire classique, les futurs cadres associatifs, entrepreneurs et responsables communautaires du continent. Clubs de leadership, incubateurs citoyens, réseaux d’anciens boursiers : ces structures dessinent un écosystème parallèle à l’école, mais tout aussi déterminant pour l’avenir d’une génération.
Des espaces d’apprentissage en dehors de l’école
Prise de parole en public, gestion de projet, travail en équipe, résolution de conflits : ces compétences, souvent peu enseignées dans les cursus scolaires classiques, occupent une place centrale dans les programmes proposés par ces associations. Nombre d’entre elles fonctionnent sur un principe de mentorat, où de jeunes diplômés ou entrepreneurs accompagnent des lycéens ou de jeunes étudiants dans la construction de leur projet personnel ou professionnel.
Ce modèle, largement porté par des bénévoles issus eux-mêmes de ces mêmes réseaux quelques années plus tôt, crée une chaîne de transmission qui se renforce d’une génération à l’autre.
Le leadership, une compétence qui se transmet
Loin de l’image d’un talent inné, le leadership est de plus en plus abordé, dans ces associations, comme une compétence qui s’apprend et se travaille : par la pratique, par l’erreur, et par l’exposition à des responsabilités concrètes dès le plus jeune âge, qu’il s’agisse d’organiser un événement, de gérer un petit budget associatif ou d’animer une équipe de bénévoles.
Vers une nouvelle génération d’acteurs du changement
C’est cette conviction que partage la Fondation Tano Kora, qui considère la formation au leadership et à l’engagement citoyen comme un complément indispensable à ses programmes de bourses d’études : donner aux jeunes ouest-africains les moyens financiers de poursuivre leurs études ne suffit pas toujours ; il faut aussi leur donner les outils pour devenir, à leur tour, des acteurs du changement dans leurs communautés.