La galerie Cécile Fakhoury, une ambassade abidjanaise de l’art à Paris

Espace de la galerie Cécile Fakhoury à une foire d'art à Paris

Un espace de la galerie Cécile Fakhoury lors d’une foire d’art à Paris. Photo : Wikimedia Commons.

Fondée en 2012 à Abidjan par Cécile Fakhoury, la galerie qui porte son nom s’est imposée en un peu plus d’une décennie comme l’une des adresses incontournables de l’art contemporain africain, avec aujourd’hui trois espaces : à Abidjan, à Dakar et, depuis 2021, à Paris.

D’Abidjan à Paris, une galerie tournée vers l’international

Quand Cécile Fakhoury ouvre sa première galerie dans le quartier de la Zone 4 à Abidjan, peu d’observateurs imaginent qu’elle deviendra un point de passage obligé pour les collectionneurs et institutions internationales en quête d’art contemporain ouest-africain. Le pari initial est pourtant clair : offrir aux artistes ivoiriens et africains un espace d’exposition professionnel, aux standards internationaux, sans qu’ils aient à passer nécessairement par l’Europe pour être reconnus.

L’ouverture d’un second espace à Dakar en 2018, puis d’un troisième à Paris en 2021, dans le quartier du Marais, confirme cette ambition : construire un pont solide entre les scènes artistiques d’Afrique de l’Ouest et les grands marchés de l’art occidentaux, sans jamais couper les artistes de leur ancrage local.

Révéler et accompagner les artistes du continent

La galerie Cécile Fakhoury a accompagné, souvent dès leurs débuts, plusieurs artistes aujourd’hui exposés dans des institutions prestigieuses à travers le monde. Ce travail de longue haleine — repérer, accompagner, produire, exposer — s’inscrit dans une temporalité différente de celle du marché de l’art à court terme, et repose sur une relation de confiance construite dans la durée entre la galerie et les artistes qu’elle représente.

Paris, nouvelle scène pour l’art abidjanais

L’installation à Paris n’a pas pour autant déplacé le centre de gravité de la galerie : Abidjan reste le lieu où se pense la programmation, tandis que Paris devient une vitrine supplémentaire pour des œuvres pensées et produites en Afrique de l’Ouest. Cette trajectoire, d’Abidjan vers Paris plutôt que l’inverse, illustre une évolution plus large du marché de l’art contemporain africain, dont la Fondation Tano Kora se veut également actrice à travers son soutien aux artistes et galeries de la région.

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